Utilisation confinée - Définitions des classes de risque biologique

Les définitions qui suivent proviennent des arrêtés régionaux réglementant les activités d'utilisation confinée d'OGMs et de pathogènes.

- Classe de risque 1 : micro-organismes reconnus comme non pathogènes pour l’homme, l’animal, la plante et non-nocifs pour l’environnement ou présentant un risque négligeable pour l’homme et l’environnement à l’échelle du laboratoire. Cette classe inclut donc, à côté des organismes dont l’innocuité a été prouvée, des souches pouvant être allergènes et des pathogènes de type opportuniste.

Pathogènes humains

- Classe de risque 2 : micro-organismes qui peuvent provoquer une maladie chez l’homme et constituer un danger pour les personnes directement exposées à ceux-ci; leur propagation dans la collectivité est improbable. Il existe généralement une prophylaxie ou un traitement efficace.
- Classe de risque 3 : micro-organismes qui peuvent provoquer une maladie grave chez l’homme et constituer un danger pour les personnes directement exposées à ceux-ci. Ils peuvent présenter un risque de propagation dans la collectivité. Il existe généralement une prophylaxie ou un traitement efficace.
- Classe de risque 4 : micro-organismes qui provoquent des maladies graves chez l’homme et constituent un danger sérieux pour les personnes directement exposées à ceux-ci. Ils peuvent présenter un risque élevé de propagation dans la collectivité. Il n’existe généralement pas de prophylaxie ni de traitement efficace.

Zoopathogènes

- Classe de risque 2 : micro-organismes qui peuvent provoquer une maladie chez l’animal et présentent à des degrés divers l’un ou l’autre des caractères suivants : importance géographique limitée, transmissibilité interspécifique faible ou nulle, vecteurs ou porteurs inexistants. L’incidence économique et/ou médicale est limitée. Des moyens prophylactiques et/ou de traitements efficaces existent.
- Classe de risque 3 : micro-organismes qui peuvent provoquer une maladie grave ou une épizootie chez les animaux. La diffusion interspécifique peut être importante. Certains de ces agents pathogènes nécessitent la mise en place de réglementations sanitaires pour les espèces répertoriées par les autorités de chaque pays concerné. Des prophylaxies médicales et/ou sanitaires existent.
- Classe de risque 4 : micro-organismes qui peuvent provoquer des panzooties ou épizooties gravissimes chez les animaux avec un taux de mortalité très élevé ou bien des conséquences économiques dramatiques pour les régions d’élevage concernées. Soit une prophylaxie médicale est indisponible, soit une seule prophylaxie sanitaire exclusive est possible ou obligatoire.

Phytopathogènes

- Classe de risque 2 : micro-organismes qui peuvent provoquer une maladie chez la plante, mais qui ne présentent pas de risque accru d’épidémie en cas de dissémination accidentelle dans l’environnement
belge. Ce sont des pathogènes ubiquistes pour lesquels des moyens prophylactiques et thérapeutiques existent. Des micro-organismes phytopathogènes non indigènes ou exotiques et incapables de survivre dans l’environnement belge du fait de l’absence d’hôtes ou plante-cibles, ou de conditions climatiques favorables
appartiennent également à la classe de risque 2.
- Classe de risque 3 : micro-organismes qui peuvent provoquer chez la plante une maladie d’importance économique ou environnementale pour laquelle les traitements sont inexistants, difficiles d’application ou coûteux. La dissémination accidentelle de ces micro-organismes peut accroître les risques d’épidémies locales. Des souches exotiques de micro-organismes habituellement présents dans l’environnement belge et non repris comme micro-organismes de quarantaine font également partie de cette classe de risque.